Les trois sénateurs de droite et du centre élus, de droite à gauche au premier plan, Alain Chatillon, Brigitte Micouleau et Pierre Medevielle, en compagnie notamment de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, qui a versé des larmes d’émotion à l’annonce de ces résultats historiques.
Il est 17 heures à la préfecture de Toulouse, tout le parterre des principaux élus trépignent et s’impatientent avant la lecture officielle des résultats des sénatoriales. Quand le verdict tombe comme un historique couperet, des mines se ferment blêmes. A l’opposé, des larmes d’émotion coulent des yeux heureux de Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse. Avec trois sénateurs élus, le sortant Alain Chatillon, maire de Revel, et les béotiens, Brigitte Micouleau, adjointe à la mairie de Toulouse, et Pierre Medevielle, élu à Boulogne-sur-Gesse, contre deux sénateurs à la gauche, Claude Raynal et Françoise Laborde, l’histoire de la politique en Haute-Garonne vient de tourner la page socialiste. Le défi s’avérait de taille pour la liste Rassemblement des Républicains, car la gauche détenait quatre sièges sur les cinq avant ce match des grands électeurs. « Après des années difficiles, on mesure tout le chemin parcouru et toute le travail qui paye, commentait Jean-Luc Moudenc, ému, lucide et mesuré, « La victoire de Brigitte Micouleau est la suite de notre victoire aux municipales de Toulouse. Celle d’Alain Chatillon s’inscrit dans la continuité de son travail et celle de Pierre Medevielle est historique car il devient le premier sénateur du Comminges. » On s’empresse alors d’évoquer avec le premier édile de la Ville rose, une dynamique de droite en Haute-Garonne après sa victoire au Capitole, celle de Laurence Arribagé dans la foulée à la députation et cette volte-face vers la droite unie lors de ces sénatoriales. « C’est encourageant car tout le travail d’équipe porte ses fruits. Mais il faut toujours penser à provoquer le renouvellement dans nos listes, il faut bien doser entre l’expérience et les nouvelles têtes. » Habité par la sagesse, le maire de Toulouse ajoutait avec une dose de vécu et de challenge relevé souligné par un esprit visionnaire très cartésien: « Quand on vite la défaite, il ne faut jamais tomber dans le désespoir, et quand on vit la victoire, il ne faut jamais sombrer dans l’euphorie. »
Alain Chatillon, réélu, ne berçait justement pas dans un optimisme béat en vue de prochaines échéances, mais manifestait sa joie d’avoir vécu une campagne de qualité: « Je suis très fier d’avoir œuvré avec Brigitte et Pierre. Ils ont été d’une magnifique efficacité sur le terrain. Après Toulouse qui a basculé, en effet, le département bascule aujourd’hui. Quant aux prochains objectifs électoraux, notamment les cantonales et les régionales, nous allons réfléchir à la constitution des équipes. Il est vrai que l’on sent une capacité à prendre des sièges à la gauche. » Concernant les deux néophytes du futur Sénat, leurs premières pensées allaient d’abord vers leurs proches. Brigitte Micouleau la première, « Je vais rentrer au Sénat pleine d’émotion, et je dédie cette élection à ma famille et principalement à mon fils » mais de compléter ses propos par quelques remarques bien senties: « C’est la victoire d’une équipe soudée qui a travaillé sans relâche. C’est aussi la défaite d’un homme, Claude Raynal, qui représente la défaite de la France, François Hollande. » Pierre Medevielle, l’homme qui a fait pencher le balancier, restait très serein et déterminé: « Il fallait gagner ce troisième siège pour inverser la tendance. Ce succès est le résultat d’une campagne de terrain mené sans relâche. Je pense aujourd’hui à mes amis avec cette victoire. »
JEAN-MICHEL BAYLET BATTU EN TARN-ET-GARONNE!!!
Si la Haute-Garonne a vécu un revirement qui fera date, dans le département voisin du Tarn-et-Garonne, un coup de tonnerre a assombri le ciel de gauche, un séisme même dans ce département: Jean-Michel Baylet, sénateur sortant PRG, a été largement battu, alors qu’il n’avait jamais connu le goût de la défaite à ces élections depuis 1995. Le dissident de PRG, Yves Collin, non-investi par le parti du PDG de « La Dépêche du Midi », a réglé ses comptes dès le premier tour en étant élu avec 404 voix. Au second tour, le candidat de l’UMP, François Bonhomme, avec 317 suffrages, reléguait Jean-Michel Baylet, 270 voix, à la troisième place du premier défait.
Résultats Haute-Garonne
Inscrits: 2955; Votants: 2910; Blancs: 35; Nuls: 22; Exprimés: 2853
Principales listes
Solidarité et équilibre territorial (PS-PRG): 1136
Liste Bleu Marine (FN): 74
Pour un Sénat de gauche (PCF): 183
Ecologie-Solidarité-Démocratie (EELV): 188
Rassemblement des Républicains (UMP-UDI-Modem): 1217
Laurent Conreur
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