« Je vais faire cinq fois Mohamed Merah au 14 juillet ». Cette phrase abominable, innommable, glaçante aurait été prononcée par Medhi Nemmouche, le petit délinquant devenu djihadiste, auteur de la tuerie au Musée juif de Bruxelles et vraisemblablement geôlier des otages occidentaux en Syrie au service de l’état islamique. Auto-investi et habité d’une mission, cet individu aurait prévu « au moins un attentat en France en plein cœur de Paris ». Ces propos prononcés par le tueur de Bruxelles seraient extraits des témoignages rapportés à la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) par les quatre journalistes ex-otages (Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès) en Syrie libérés le 20 avril après dix mois de captivités, dix mois au cours desquels ils ont eu à faire avec le geôlier brute surnommé en Syrie « Abou Omar le cogneur » alias Medhi Nemmouche.
Le Franco-Algérien de 29 ans, inculpé pour le quadruple assassinat au Musée Juif début juin, projetait, selon plusieurs sources de perpétuer un attentat le 14-Juillet, un acte terroriste d’envergure, avec pour cibles sans pourtant les citer en première ligne le Président de la République, le Chef d’état-major des armées, des personnalités nationales ou internationales et des militaires de haut rang. Le djihadiste tortionnaire vantard se serait fendu de mots odieux « Je vais faire du Merah puissance 5. Je vais cinq fois Merah au 14-Juillet », et d’ajouter dans l’abjection totale « Merah, c’est ce que la France a produit de plus beau ».
Que retenir de ces menaces proférées par ce « malade » passé de Roubaix aux basses œuvres djihadistes? Que le djihadisme de l’Etat islamique s’est métamorphosé en djihadisme global. Que ces islamistes radicaux ne sont plus seulement capables de faire régner leur barbarie entre Syrie et Irak, mais qu’ils sont décidés de frapper contre les occidentaux sur leur sol, en France ou en Grande-Bretagne comme terres premières à cibler, avec la même violence ou pire peut-être que leurs ex-alliés d’Al-Qaeda devenus leurs rivaux.
On doit sérieusement s’interroger pour savoir si ces revendications sont seulement l’œuvre d’individu au cerveau martelé par des tuteurs religieux « frapadingues » ou si elles sont dirigées par des collectifs djihadistes voulant amener le djihad dans leur pays d’origine. Quoi qu’il en soit, il y a danger, vraiment danger.
Romy Sinclair
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