Quartier Croix-Baragnon, la boutique L’Observatoire est un des fers de lance de ces deux journées commerciales.
C’est à l’occasion d’un repas de quartier mitonné par les commerçants du marché des Carmes, entre fromages et dessert, qu’Alain di Crescenzo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), au printemps content de l’an 2013, révélait la création de la braderie géante de Toulouse aux portes ouvertes début septembre dans les rues commerçantes du centre de la Ville rose. Sans vouloir copier copie conforme la méga-braderie de Lille, le président de la CCI, maestro es-économie, pensait alors que ces deux journées doperaient le commerce local et offriraient de bonnes affaires à faire aux chalands. Bonne pioche pour son baptême l’an passé, et bis repetita cette année aujourd’hui et demain sous l’égide de la Ville, de la CCI et de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Garonne.
Depuis ce matin, les rues de Toulouse colorent la ville avec les marchandises exposées devant les vitrines des boutiques. « Cette opération permet à tous les commerçants et artisans de donner de la visibilité à nos produits, de donner de l’impulsion au commerce du centre-ville qui souffre de la concurrence des grands centres commerciaux. Cette braderie géante nous permet aussi de liquider des invendus à des prix plus qu’attrayants, mais aussi de montrer à la clientèle, notamment nous dans le commerce du vêtement, les collections automne-hiver 2014″ soulignait Jonnhy Dunal de la boutique chic et class vogue homme « L’Observatoire », porte-parole de la solidarité commerciale des enseignes du centre-ville.
PLUS DE 1000 COMMERCANTS ET ARTISANTS INSCRITS
Portés par le vent du succès de l’édition précédente, ce nouvel épisode commercial rallie cette année plus de 1000 commerçants et artisans. Une adhésion que félicite Marc Fridman, le président de la Chambre Départementale de l’Habillement, qui symbolise bien que les commerçants toulousains sont capables de faire front et force pour faire bouger les lignes, lutter contre une économie qui bat pavillon triste et une météo qui n’a pas été bonne copine, notamment dans le commerce du vêtement. Booster l’hyper-centre s’inscrit aussi dans cette stratégie qu’avait d’ailleurs usée Kadir Tepe, le président de l’association « Saint-Georges Mon quartier », lors de la nocturne commerciale musicale et festive organisée en juillet dans ce quartier « Marais » toulousain. « Si le public est là, il achète. La météo devrait être aujourd’hui et demain une bonne alliée. » Une marraine de cœur surtout pour que les commerçants du centre-ville remettent leur chiffre d’affaire à un meilleur niveau. « On compte beaucoup sur cette braderie géante. Elle peut être salutaire pour nous. » On le leur souhaite.
Laurent Conreur
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