Jean-Luc Moudenc, qui a fait de la sécurité le poutre de son programme municipal, a précisé hier au ministre de l’Intérieur que » la police est en sous-effectif à Toulouse ».
Six mois de mandature et la sécurité, comme il l’avait annoncé lors de la campagne municipale, demeure le poumon de la politique de Jean-Luc Moudenc. La visite, les requêtes et les constats apportés hier place Beauveau au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve attestent du désir du maire de Toulouse de garantir aux Toulousaines et Toulousains la sécurité publique et la tranquillité. Une volonté d’autant plus nourrie par les meurtres règlements de compte aux Izards et au Mirail et par le bilan verrue soulignant que la délinquance la plus fréquente se déroule au centre-ville. Même s’il souligne que « l’ambiance a changé à Toulouse. Autant à l’intérieur des services de la mairie que l’on a voulus de moins en moins politisés afin d’être plus efficace. Mais aussi dans l’esprit des Toulousains qui ressentent les consignes de présence des forces de l’ordre apportées pour la sécurité publique et la tranquillité des citoyens », Jean-Luc Moudenc a mis en exergue les sous-effectifs de la police dans la Ville rose, une doléance qui fait aussi écho au sein des syndicats de police depuis des années. Le ministre de l’Intérieur a, à ce sujet, salué la décision de la municipalité désireuse de doubler le nombre de policiers municipaux. « Je souhaite justement plus de coopération entre la police nationale et la police municipale pour assurer encore plus de sécurité » ajoutait pour sa part Jean-Luc Moudenc.
« LE CENTRE-VILLE DOIT ETRE PLACE EN ZONE DE SECURITE PRIORITAIRE »
Le maire, à la lecture franche des chiffres des actes délinquants au centre-ville, a également demandé au ministre de classer le centre de la cité en zone de sécurité prioritaire (ZSP): « Les faits sont là. Une nouvelle ZSP doit être mise en place au centre-ville. » Justement dans cette farouche résolution de voir les faits délictueux enregistrer une forte baisse, et pour se faire de multiplier la vidéosurveillance dans la ville, en passant à terme de 21 caméras au début de son mandat à 300 à terme, Jean-Luc Moudenc a annoncé la mise en service de caméra dans le quartier Arnaud-Bernard: « J’ai dit que je multiplierai la vidéosurveillance et je fais ce que j’ai dit. Le quartier Arnaud-Bernard a besoin de vidéosurveillance. Je ne dis pas que la vidéosurveillance est le remède parfait pour lutter contre l’insécurité, mais c’est une des solutions. Soyons pragmatiques. » Bernard Cazeneuve a d’ailleurs garanti au maire de Toulouse du concours de l’Etat pour l’acquisition de caméras de vidéosurveillance, rejoignant par ce biais les déclarations du Premier ministre Manuel Valls, qui avait insisté en août 2012 alors qu’il occupait le poste de ministre de l’Intérieur qu » une caméra n’est ni de droite, ni de gauche. »
Laurent Conreur
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