Denis Podalydès transcendera le prix Nobel turc de littérature Oran Pamuk.
« On dirait le Sud. Le temps dure longtemps, et la vie sûrement, plus d’un million d’années, et toujours en été » chantait dans un éclair de soleil noir de mélancolie le dandy Lotois d’adoption Nino Ferrer. On dirait le Sud. La lecture durera cinq jours, et le plaisir sûrement, pour des instants d’éternité, et c’est en été. Dans une douce volupté, à l’occasion de ce 10e Marathon des Mots, ouvert hier à pas feutrés au Pavillon Blanc de Colomiers par Marie-Christine Barrault dans une lecture poignante de « La Neige » d’Orhan Pamuk, accompagnée au oud par Tarek Abdallah, les mots rouleront sur les routes de l’émotion, des chroniques des mondes qui vont et ne vont pas, de la Méditerranée au Bosphore, en amenant les pèlerins de la lecture par la main des mots et des maux en Espagne, au Portugal, en Bosnie, en Egypte, au Liban jusqu’au coeur d’Istanbul, la capitale invitée de cette édition. A l’ombre du prix Nobel, Orhan Pamuk, les porte-plumes et porte-voix du soleil nous conteront où notre terre va à travers leurs réflexions, leurs imaginaires ou leurs fictions.
Ajoutés à ce délicieux vagabondage, des traversées d’oeuvres de figures totems de la littérature et des sciences humaines, Michel Houellebecq, Marguerite Duras, Michel Foucault et Frédéric Mistral, rempliront le livre des merveilleuses fulgurances d’écriture. Avec en plus le mariage de la littérature et de la chanson au théâtre Sorano, les passeurs de mots iront libres sur des rives d’expressions, pour jusqu’à dimanche, vous offrir plus de 150 tribunes.
Sélections particulières d’événements délicieux.
Bruno Putzulu à l’Italienne
Le comédien et écrivain français, Bruno Putzulu, lira samedi à 16h30 à la Chapelle des Carmélites, rue du Périgord, à Toulouse, des extraits du dernier polar de l’auteure italienne, Gilda Piersanti, « Le Saut de Tibère ». (Entrée gratuite).
Marie-Christine Barrault rencontre Camille Claudel
Ce soir à la Chapelle des Carmélites, à 18h30, la comédienne à la voix de velours, Marie-Christine Barrault, lira « La correspondance » de l’artiste torturée au destin noir, Camille Claudel. (Entrée: 5 euros).
Théatre en autobus
« Chroniques busiennnes ». Le vécu d’un chauffeur de bus, à travers les textes de Stéphane Garnier, racontés par Marc Compazieux. Entrée dans la bus à 19h30 place Jeanne-d’Arc, arrivée à Balma à 20h30 après lecture. Retour et commentaires assurés. (Entrée gratuite).
Marguerite Duras au Capitole
Ce soir à 20 heures, le théâtre du Capitole s’habille d’enchantement avec la lecture du roman bible de Marguerite Duras, « L’amant », Goncourt 1984, par la remarquable Dominique Blanc et le subtil Philippe Calvario. (Entrée 10 euros)
Edouard Louis présente Michel Foucault
L’auteur pertinent du génial « En finir avec Eddy Bellegueule », Edouard Louis, présentera ce soir salle du Sénachal à 20h30, « La volonté de savoir, histoire de la sexualité » du philosophe Michel Foucault. Vous pouvez recroiser l’écrivain demain à 20 heures au cloître des Jacobins avec Rachida Brakni pour la lecture de son roman. (Entrée 7 euros).
Introductions aux lettres turques
Savoureuse rencontre demain à 15h à la Librairie Ombres Blanches avec Enis Batur, phénomène du monde de l’édition et de la presse en Turquie, auteur entre autres d’ « Amer savoir » et « Route serpentine ».
Irène Jacob regarde les lumières mon amour
Annie Ernaux a pénétré l’être et les autres dans l’univers de l’hypermarché dans son autofiction « Regarde les lumières mon amour ». L’actrice Irène Jacob en extraira des bribes pertinentes demain à 16h30 à la chapelle des Carmélites. (Entrée gratuite).
Patti Smith power rock bohème in Jacobins
La petite soeur de Jim Morrison et d’Arthur Rimbaud, la girl rock power Patti Smith, posera son ombre bohème dans la quiétudes des Jacobins demain à 22h, avec la lecture par Judith Henry de ses textes « Les années 70: premiers écrits », accompagnée au violoncelle par Sébastien Grandgambe.
Denis Podalydès transcende Orhan Pamuk
Le délicat sociétaire de l’Académie Française, Denis Podalydès, transcendera le prix Nobel turc Orhan Pamuk, samedi à 16h au Cloître des Jacobins (Entrée: 7 euros), en lisant « Istanbul, souvenirs d’une ville ». Toujours prompt à prôner le belle écriture, le comédien performera le même jour au même endroit à 20h le pétillant roman d’Alaa El Aswany, « Automobile Club Egypte ». (Entrée: 10 euros).
Nougaro évidemment et heureusement
Trois musiciens et chanteurs, Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle remercieront Claude Nougaro pour tout ce qu’il a donné et laissé aux Toulousains et à tous les citoyens du monde, samedi à Sorano (Entrée: 5 euros) et dimanche (Gratuit) espace Pagnol à Villeneuve-Tolosane.
Houellebecq en version originale
Samedi à l’auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines, à 14h, Michel Houellebecq en chair et en os, s’auto-lira, en compagnie du comédien Jacques Bonafé, dans son roman total « La carte et le territoire ».
Laurent Conreur
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