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Transport: Skytran, la révolution par les airs

Un km de Skytran, c’est deux fois moins cher que pour un bus, et cinq fois moins que pour un tramway.

« Toute ma vie, j’ai rêvé de voir le bas d’en haut… » chante coquin Jacques Dutronc. Et si cette cantate était entonnée tous les matins et soirs par des Toulousains lassés de subir les affres des embouteillages sur des rocades où les voitures se bisent les plaques d’immatriculation pendant des heures. Par quel moyen de locomotion donc pour résoudre cette équation prise de tête? Par un nouveau métro, un autre tram, un bus? Que nenni, la révolution des transports passe par les airs. Avec le Skytran, un monorail suspendu, un tramway aérien en capsules conçu en collaboration avec la NASA. Un clone des oeufs utilisées dans nos montagnes pyrénéennes mais qui utilise la technologie par suspension magnétique se déplaçant en glissant sur un rail. Ce procédé high-tech très économe en énergie, silencieux, produisant lui-même de l’énergie, « Il peut avec l’énergie produite assurer l’éclairage d’une voie de circulation. Le Skytran peut fonctionner à l’énergie solaire » confiait lors de la présentation de ce bolide futuriste à l’Hôtel Paladia de Toulouse, Ephraïm Teitelbaum, président de l’AFPCJ, développe des vitesses oscillant de 80 km/h à 240 km/h.  » Avec le Skytran, on pourra rejoindre Muret à Toulouse en moins de 10 minutes, Montauban à Toulouse en 15 minutes environ, en poussant la vitesse à 240 km/h. En ville à Toulouse, ce tram aérien marcherait aux alentours de 80 km/h. »

DEUX FOIS MOINS CHER QU’UN BUS, 5 FOIS MOINS QU’UN TRAMWAY
Ces vaisseaux, accueillant une ou deux personnes, marchant sept jours sur sept 24 heures sur 24, sont perchés entre 7 et 12 mètres du sol, et ce en fonction des configurations des voies et des constructions.  » Le Skytran présente beaucoup de libertés. Un passager réserve sa nacelle avec un smartphone, il choisit sa destination une fois à bord » détaillait Jerry Sanders, le PDG de la société américaine, dressant un portrait idyllique de ce mode de transport. Idyllique notamment quand on compare le coût au kilomètre avec les autres véhicules. Le Skytran, c’est entre 5 et 7 millions d’euros le kilomètre, 10 millions pour le très contesté BHNS, bus à haut niveau de service , notamment dans le quartier de Lardenne et ses alentours, et 25 millions d’euros pour le tramway. « En plus sa mise en place ne nécessite pas les travaux longs et encombrants pour la population. Toutes les stations en kit sont très rapides à mettre en fonction » ajoutait Jerry Sanders désireux de convaincre les sociétés présentes lors de cette conférence. Sauf qu’il y eut quelques petits déraillements sur la ligne. « Nous aimerions bien tester le produit. Où fonctionne-t-il aujourd’hui? » En toute transparence, Ephraïm Teitelbaum confessait: « Aujourd’hui, aucune ville n’en est équipée. Mais Tel Aviv a signé un protocole de construction allant de l’aéroport Ben Gourion au centre-ville. Netanya au nord de Tel Aviv est très attirée aussi. Israël pourrait devenir le centre mondial du SkyTran. Mais on souhaite que Toulouse jumelée avec Tel Aviv en soit aussi équipée. »

CREER UN PILOTE ENTRE LE CAPITOLE ET L’AEROPORT DE BLAGNAC
Alors comment faire monter les financiers dans les capsules? « L’idéal serait de faire un pilote entre la place du Capitole et l’aéroport de Blagnac pour constater la multitude des atouts du Skytran, que l’on pourrait poursuivre jusqu’au futur Parc des Expositions. »
Pour faire sauter les bouchons, une cuvée Skytran pourrait être la solution idéale à moindre coût et à effet positif sur l’environnement.
Laurent Conreur


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