Politique & Société

Georges Méric, porteur et garant d’une « socialidarité »

georges méric

Une intériorité suffisamment ouverte vers les autres, une extraversion assez fermée pour ne pas en occulter l’avis de l’autre, ces oxymores de faits vérifiés caractérisent bien Georges Méric, maire de Nailloux de 1983 à 2008, qu’il a vu et contribué à faire passer de 625 habitants à 4000 avec un dynamisme économique certain, aujourd’hui conseiller général socialiste du canton de cette cité pole d’équilibre parmi les cinq élues dans le Lauragais. Et peut-être demain Président du département en lieu et place de Pierre Izard si ce dernier renonce à un nouveau mandat. Car oui, cette question lui a été posée dans les arcanes de la politique en ce début de nouvelle année, et même si les règles de bienséance entonnent le refrain que l’on ne candidate pas avant que le titulaire n’en est pas déclaré poste vacant, « J’ai tout de suite avoué que ma candidature à la présidence du Conseil Général était naturellement suspendue à la décision de Pierre Izard », ajoute-t-il pour répondre à tous ceux qui y voient un crime de lèse-majesté. Car, il faut en concéder, Georges Méric a sur son CV toute la potentialité et la légitimité pour postuler à ce siège majeur. L’homme, à qui l’on peut conférer une vertu de « socialidarité », a pour convaincre à un an des cantonales, et ce avant trois élections, municipales, européennes, sénatoriales, et peut-être quatre avec les régionales, pas mal d’atouts dans la manche de son costume sans faux pli: sa longévité et sa crédibilité, ses expériences approfondies d’élu entre urbain et rural, sa connaissance sans failles du rôle du conseil général, sa défense d’une métropole toulousaine locomotive, sa vision éclairée de la réforme territoriale, et son sens du compromis, de l’écoute et de la tolérance. Interview lors de sa visite à Péchabou chez son ami d’enfance et pour l’éternité, Georges Karsenti, un maire qu’il défend bec et main sur le coeur pour une nouvelle mandature municipale de six ans.
« UNE GRANDE DESTINEE COMMUNE ENTRE TOUS LES ACTEURS DU TERRITOIRE »
Vous voilà aujourd’hui à Péchabou pour soutenir la réélection de votre ami Georges Karsenti, comment analysez-vous justement le positionnement et le rôle des diverses communes, comme Péchabou ou Nailloux par exmples, dans les années à venir?
La chose majeure est qu’aujourd’hui il y a un fait métropolitain évident. Avant, c’était un phénomène, maintenant, c’est un fait. Nous allons vers un département avec une zone métropolitaine, et une zone non métropolitaine. C’est une évidence. Il n’en reste que l’on doit combiner avec toutes ces différences, et que des jonctions sont nécessaires dans cet avenir, comme le Sicoval ou le Pays Lauragais. Nous allons vers une communauté des destins, et l’on doit justement arriver à cet équilibre pour un développement intelligent et consensuel des zones.
« LE CONSEIL GENERAL SERA L’ELEMENT MODERATEUR DE LA NOUVELLE ORGANISATION TERRITORIALE »
Vous avez déclaré être candidat potentiel et légitime à la présidence du conseil général de Haute-Garonne, si Pierre Izard renonçait à une réélection, comment justement voyez-vous le rôle du département dans cette nouvelle perspective territoriale?
Premièrement, il faut savoir que je défends une grande métropole toulousaine, motrice de tous les territoires. Il faudra rechercher de nouveaux équilibres entre cette métropole forte et le département, induire des synergies entre les parties urbaines et rurales. J’ai évoqué ces enjeux avec Pierre Cohen, nous partageons les mêmes visions. La métropole doit être là pour l’économie de la recherche et de la connaissance, les autres composantes, comme le Sicoval, le Pays Lauragais, ou une commune comme Péchabou, auront aussi leur rôle dans une grande destinée commune
Le département se posera-t-il alors en tant qu’élément modérateur?
C’est exactement cela. Le conseil général sera le garant de cette solidarité départementale, avec trois axes socles. La solidarité territoriale pour le respect du destin de chaque entité, quelle que soit sa taille; la solidarité au service des individus avec un large effort pour la citoyenneté et la solidarité économique afin de toujours trouver le juste compromis budgétaire et financier selon les situations.
La réussite de Nailloux prêche pour vous
J’étais maire de Nailloux de 1983 à 2008, et j’ai vu la cité passer de 625 habitants à 4000, et ce avec un vrai dynamisme qui a vu l’arrivée du village des marques, des créations d’emplois, la montée d’une économie résidentielle, le développement d’une économie touristique. Autant de points clefs et moteurs qui font de Nailloux, un des pôles d’équilibre parmi les cinq pôles majeurs du Lauragais.
Concernant Péchabou, vous défendez la réélection du maire Georges Karsenti. Pourquoi?
Tout d’abord, Georges est un ami, un vrai, un ami d’enfance, un ami estudiantin avec qui on a partagé les mêmes combats. Georges est un homme de confiance doué d’humanité. Il est un maire efficace dans tous les compartiments. C’est un homme qui a fait des choses. Pour moi, il n’y a aucune interrogation, il est légitime pour un nouveau mandat municipal.

Propos recueillis par Laurent Conreur

 


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