Théâtre


L’Esquisse présente Georges & Georges: du Feydeau majeur

Posté le 16 novembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Du Georges Feydeau en VO, en version originale…et orgasmique tant les quiproquos à foison fusionnent, tant les surprises sur prises multiprises sont prisées, tant le piment assaisonne la recette. Georges&Georges d’Eric-Emmanuel Schmitt présenté par la Compagnie de l’Esquisse sur la scène d’Altigone à Saint-Orens atteint les cimes du théâtre de boulevard avec six personnages qui s’abîment dans une frénésie sans flemme et sans temps mort. La mise en scène de Jérôme Jalabert ouvre les portes à une comédie déchaînée, délirante et hilarante. Le « je t’ai aimé, moi non plus » de Marianne et Georges induit des coups de théâtre dans un théâtre tout feu, tout femme. Car Marianne aimerait tant revivre avec le Georges d’avant, amoureux et naïf. Et lui se voit déjà aux bras électriques d’une dame plus pimentée, la richissime Reine de Batavia. Sous le microscope du docteur Galopin, … En savoir plus »



André Dussolier accoste Novecento au Sorano

Posté le 19 février, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

C’est un homme qui prend la mer pour une mer qui a pris un homme, et ne l’a jamais revu poser le pied sur la terre ferme. Novecento. Le court et merveilleux récit du romancier et musicologue italien Alessandro Baricco contant une vie empreinte de fantastique d’un bébé abandonné sur le piano de la salle de bal d’un paquebot, nommé Novecento, tout simplement parce que nous sommes en 1900. Un enfant, qui, dès ses 8 ans, deviendra un pianiste d’exception, nourri de toutes les musiques qui ont rythmé les nuits sur le bateau, Bach ou le jazz naissant, Chopin ou le folklore cuivré des migrants, qui préférera sombrer avec le bateau, lorsqu’il sera détruit.
Témoin de cette histoire et grand messager, l’ami trompétiste. Un narrateur de ce monologue théâtral et musical nommé André Dussollier. L’acteur-comédien campe un homme qui brille dans … En savoir plus »



Avec « Yvonne », By Collectif met un visage sur la cruauté humaine

Posté le 25 novembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

« Il y en a qui écrivent pour rechercher les applaudissements humains, au moyen de nobles qualités du cœur que l’imagination invente ou qu’ils peuvent avoir. Moi, je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté ! » Lautréamont dans « Les Chants de Maldoror ». « By Collectif » reprend cette citation à son compte dans la pièce « Yvonne » d’après « Yvonne, princesse de Bourgogne » de Witold Gombrowicz. Icône littéraire polonaise, Witold Gombrowicz n’a pas toujours été compris de ses contemporains. Révolutionnaire tatoué d’humour et de frivolité, il condamne les êtres humains emprisonnés dans l’étroitesse d’une culture qui empêche de penser. Sous la houlette du duo, Delphine Bentolila et Nicolas Dandine, By Collectif s’accapare ce texte cruellement drôle, et sous un classicisme terriblement trompeur, fait exploser les codes traditionnels: les héros n’en sont pas du tout et les parfaits sont bourrés de défauts. … En savoir plus »



Camille Bouilhou-Dintrans : son Tournoi des Six prestations avec « Femme de joueur »

Posté le 13 novembre, par La Rédaction dans Culture, Sports. Pas de Commentaires

Oui, c’est la femme de Jean Bouilhou, l’ancien joueur lumière du Stadiste et élément phare de Pau aujourd’hui. Oui, c’est la fille de Philippe Dintrans, l’ancienne poutre du XV de France années pat’ d’eph’ et Renault Gordini. Mais elle est aussi comédienne, et personnage avec du vécu dans les backstages d’ovalie. Bon, on dira que s’intéresser au « femme de » ou au « fille de », cela ne fait qu’encourager les mécanismes de reproduction ou les feuilletons type sitcom tarte à la crème non mais allo quoi. Mais là que nenni, il y a matière. Il y a la vigueur d’une énergie qui voit la supposée suffisance d’être pour les esprits trop critiques se faire plaquer par une insoumission aux codes, même s’ils prennent naissances dans le milieu ovale de ses amoureux. Avec « Femme de joueur », Camille Bouilhou-Dintrans déride, même si elle assume … En savoir plus »



Marc Galabru, le frère de Michel, a quitté la scène de la vie

Posté le 6 octobre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Michel et Marc, c’était sang pour sang Galabru. Oui, c’était, car Marc, le médecin devenu écrivain romancier et poète, n’est plus. Le frère du célébrissime comédien, homme de théâtre lui aussi, né le 30 janvier 1929 à Safi au Maroc, a quitté, hier, à 85 ans, brutalement la scène de la vie. Le Tarn, où il avait largué les amarres dans son dernier port d’attaches, liens poumons avec cette région Midi-Pyrénées qu’il choyait, l’intronisera à jamais dans son panthéon, tant il était généreux et cordial.

MARC: « AVEC MICHEL, C’EST RAIMU QUI SORT DE SA TOMBE »
Marc et Michel, c’était deux frères, et même au-delà. Un amour fusionnel comme il le racontait lors du portrait double de ces deux hommes d’exception dans le magazine « Mis en Scène », dont il était fier d’être le parrain. « Pudeur chez la vierge est bouclier, et sur tes … En savoir plus »



La théâtre, un art encore vivant!

Posté le 7 janvier, par La Rédaction dans Culture. Commentaires fermés

À l’ère où le numérique reste un des rares secteurs qui connaissent une croissance dans le domaine du divertissement culturel, on peut s’interroger sur la place qu’occupe encore aujourd’hui le théâtre dans le cœur du public.  Arrêtons-nous sur cet art qui, depuis Jean Vilar se dit « populaire » pour en dessiner les contours. Demandons-nous pourquoi encore aujourd’hui le « quatrième mur » n’a pas à pâlir devant la puissance pourtant grandissante des écrans.

QUEL THÉÂTRE ?
Il y a autant de raisons d’aller au théâtre que le nombre de places occupées dans chaque salle ! De la comédie grand public au théâtre d’auteur, du théâtre privé au subventionné, des salles de grande production au plus petit théâtre de poche, il y en a pour tous les goûts et toutes les envies ! Amateurs de textes, de performances d’acteurs, de mises en scène audacieuses ou simples spectateurs voulant se … En savoir plus »



Et 1, et 2 et 3 Auteuil

Posté le 17 octobre, par La Rédaction dans Culture. Commentaires fermés

Si, si croyez-moi, Daniel Auteuil est d’une drôlerie vivace. Mieux même, il sait vous rendre un instant loufoque et incongru, ce qui passerait pour une pose ou une afféterie chez d’autres comédiens rôdés aux promotions sans canapé, au serre-pince en serrant les fesses, est chez lui d’une désarmante sincérité. Et ce même s’il exerce dans un absurde à la Ionesco. « Vous prenez une pomme de terre que vous partagez en deux, vous y placez au milieu un rouge-gorge, ah, c’est une recette barbare, mais elle a existé. » Désarmant, comme pris dans une épuisette surréaliste à la Tim Burton, Daniel Auteuil adoucissait l’intensité qui lui mangeait les joues quand il avait posé sa valise de réalisateur-acteur lors la sortie officielle de sa mouture « La fille du puisatier. » Un classique intemporel de Marcel Pagnol revisité par l’Ugolin de Jean de Florette, le … En savoir plus »