Pop


Bowie 72-73: vues uniques sur l’éternel phénix pop

Posté le 19 décembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Mues et résurrections. En éternel phénix pop, avant de s’éclipser définitivement en janvier dernier dans le chant lugubre du sombre héros testamentaire « Blackstar », David Bowie aura oscillé entre auto-désintégrations et renaissances. A chaque fois dissemblable, relooké, remaquillé dans une sublime furie transformiste. En Major Tom ou en Thin White Duck, ou encore en clown triste « Ashes to Ashes » (de poussière à la poussière), et surtout en son avatar cosmique Ziggy Stardust. Un concept de science-fiction naïve, avant-garde de théorie queer. Suivant la comète Bowie, un pan de la jeunesse in se teint la mèche en rouge, se peint les yeux d’étoiles, plonge dans le cosmos extraterrestre. Cette période glam incandescente, mélodie berlinoise en sous-sol, a été immortalisée par son photographe originel Mick Rock, et notamment les années 72 et 73. Ce voyage iconographique unique, inconnue en partie, s’est posé en … En savoir plus »



Feu! Chatterton, incendie dandy

Posté le 5 juillet, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

 

Il est si bon d’aimer jouer avec le Feu! Chatterton. Se brûler les ailes avec leurs flammes de mots châtiés et leur chaleur fée-lectricité. Car les cinq garçons savent, comme aucune autre formation française actuelle, allumer un feu de joie rassemblant la littérature délicate du XIXe siècle, une écriture pulsé hip-hop, des guitares aux cordes tendues et des claviers néo-romantiques. Feu! Chatterton, c’est un foyer incandescent nourri par un pyromane dandy décalé, canaille plus et moustachu pêchu, le chanteur Arthur. Arthur, héros réincarné don quichotesque en Hidalgo de pacotille, a cet art artisan partisan de cultiver une syntaxe sublimement alambiquée. D’élégance transe et de précision sensation. Un texte contexte concept qui épouse de longues plages hypnotiques de rock progressif, assorti de piques électro et d’insertions cinématographiques. Entre le feu et la terre, entre deux courants d’art, Serge Gainsbourg et Radiohead, … En savoir plus »



Prince cesse

Posté le 22 avril, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

 

Bientôt, le plus tard j’espère. Trop tôt, les départs m’exaspèrent. David Bowie a soldé notre monde en février. Prince sans rire l’a suivi dans le corbillard de l’art transformiste pop en avril. Les deux Dorian ne nous ont pas fait gré de prolongations de mois. Emoi, émoi, émoi. Encore moins d’années. Damnés, damnés, damnés. Fauchés, ils nous laissent fauchés avec deux enterrements première classe, après avoir été les premiers de la classe. Classe prépa caprices en options, Bowie péroxygéné mais jamais gênant, Prince mégalo-minet mais jamais minant.

KID IMMORTEL DE L’EXUBERANCE ET DE LA CONTROVERSE

Alors Prince, lilliputien rehaussé talonnettes, haut en accord perfection, kid codé froufrou show, extravagant extra-voyant, parano suspendu aux anneaux de mariage funk en fun et rock en rut, tu viens ne nous adresser le kiss de la mort. Le baiser du dragon fin de bal. Mort sous … En savoir plus »



Christophe: « Les Vestiges du Chaos », un sommet en somme

Posté le 31 mars, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Le beau bizarre oscille. Fugueur-explorateur. De la pop populaire air de minet d’éternité pour « Aline » au Baudelairien de tous les détails musicaux de taille comme le floydien « Mal comme ». Christophe Bevilacqua sort scintillant en satin un sommet en somme de sa discographie vertigineuse avec « Les Vestiges du Chaos », dans les bacs le 8 avril.
Conçu quand Paris dort et quand Christophe est en éveil, cet opus est dans un temps hors du temps. Un nouveau Paradis retrouvé dans son unique jardin d’Eden de dandy surdoué. « Les Vestiges du Chaos », c’est d’entrée OK en écho. Une superproduction sans trucage mais aux effets spéciaux stupéfiants, aux vertiges prestige, où l’on croise en guest Alan Vega de son « Suicide » d’avant-garde gardé aux frais par Sieur Christophe, Anna Mouglalis, en icône pin-up à Christophe yéyé-flirter-aimer, et Jean-Michel Jarre pour une retraite en flambant.
Avec une échappée … En savoir plus »



Voyage au bout de Bowie

Posté le 11 janvier, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

« Libre, libre comme cet oiseau bleu…Je n’ai plus rien à perdre ». Extrait comme une épitaphe de « Lazarus » dans « Blackstar », son dernier opus « over the world », « over the rules », livré samedi, du seul androgénie de la musique pop-rock. Un clip où Ziggy Stardust The Star semble habité d’un ailleurs. Comme s’envolant vers sa dernière odyssée. Noire est l’étoile. David Bowie, né David Robert Jones en 1947 dans le quartier de Brixton à Londres, est mort paisiblement ce matin. La grande boule à facette de miroirs de diamants, Ziggy, Major Tom, Aladdin Sane, Spaceman, « The man who sold the world », The Tin White Duke, ne brille plus dans notre voyage imaginaire, imaginant aimant cet amant.
Voyage au bout de Bowie, de celui qui nous laisse une valise de créations uniques, une malle d’anticipations et de mise en abîme, une caverne de réinventions phantasmagoriques. … En savoir plus »



Michel Polnarêve…réveillé

Posté le 18 décembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Le Nordmann aux plus célèbres montures de lunettes est passé, cette nuit, une semaine avant Noël, pour déposer son cadeau aux enfants de la chanson qui aiment ses transes. Michel Polnareff is back. Back from USA. Envol supersonique pour vol super son type en mode Polnarêve. Avec « L’homme en rouge » dévoilé sur son site polnaweb, Michel Polnareff livre une exquise esquisse de son nouvel album programmé pour le premier trimestre de 2016, tremplin pop d’une tournée yéyé en France au printemps.
A la première écoute de ce single résurrection depuis son dernier opus « Kâma Sutrâ’ en 1990, et un one shot en 2007 avec la chanson « Ophélie Flagrant des Lits » pilote de sa tournée « Ze (re) Tour », Polnareff transcende d’entrée sa condition d’interprète. Et ce avec des textes dictés par une poupée qui lui dit non au bonheur, « L’homme en rouge … En savoir plus »



Raphaël, le réveil avec « Somnambules » au Casino Barrière

Posté le 11 septembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Après une période de sommeil après « Super Welter » en 2012, Raphaël, 40 ans le bel âge, se réveille…avec « Somnambules », le titre de son nouvel opus. Et le réveil va sonner le 29 novembre au Casino Barrière de Toulouse. Jackpot pour ses fans. Des fans encore tombés sous le charme de « Caravane », l’album de sa révélation et de son élévation avec 1,8 millions de galettes vendues. Papa depuis 2008, avec la maman actrice Mélanie Thierry, le chanteur à la voix mi-crooner démoniaque, mi-ange…Raphaélique, souhaitait avant cet heureux événement capter un ton de l’enfance pour lui donner un son. Six ans à oeuvrer dans sa cours de création, et dans la cours de récréation, car il s’est entouré d’une chorale de gamins, dont son fils….Et l’enfant musical est apparu. Mais que l’accouchement fut douloureux. Aux forceps. « Ce fut une contrainte très forte, … En savoir plus »



A m’en donné, la mise en bouche épicée de musiques

Posté le 28 juillet, par La Rédaction dans Culture, Gastronomie Arts de vivre. Pas de Commentaires

Toulouse d’été, c’est la clef de sol et le son des fourchettes. Avec la 12e édition de ce festival dans divers lieux classieux de la ville, classique, jazz et musique du monde rythment les digestions velours de mets mis en bouche. Au Jardin Raymond-VI, avec la Garonne qui ronronne, qui adoucit les moeurs, comme la musique, il fait bon flâner et déjeuner ou dîner La Goulue. Pour un revival guinguette d’antan immortalisée par Auguste Renoir et l’univers typé des caboulots. A m’en donné, l’adresse de Jean-Charles Carrère, gourmet gourmand de l’assiette qui se fait jolie comme un dimanche de communiante, a trouvé espace à s’encanailler l’estomac. Avec pour se faire marrer les papilles dans un sourire terroir, des tapas tapantes, de la charcutaille taillée par les petits producteurs du terreau, ou par les maestros des marchés locaux estampillés patrimoniaux, Victor … En savoir plus »



Cats on Trees: félins pour l’autre

Posté le 27 juin, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Sur leurs pattes. Depuis un an, le duo toulousain Nina Goern (chant-piano) et Yohan Hennequin (batterie), Cats On Trees, des chats dans les arbres, ont marqué de leurs griffes câlines la pop française. Félins pour l’autre. Carrés et caressants. La mélodie est tendre, chat alors que c’est doux, quand le piano gambade joyeusement dans les « sol par si par la », où s’étire le poil alangui, avec la souplesse coquine. Par toutes les saisons que Vivaldi fasse, il est bon d’écouter sous un saule rieur les chansons de Cats on Trees.
Cats on Trees évoque le chant perché de Cat Power, et saute avec agilité vers la néo-folk hippie dépouillée de CocoRosie ou de Devendra Banhart en mystique. Se nourrit quand elle s’habille de Zola Jesus pour monter en gamme. Et carresse au final l’excentrique Regina Spektor, pour chasser l’averse, éclaircir l’horizon, … En savoir plus »



Pour Les Brigitte à la Compagnie Française, « Battez-vous » sur le net, et soyez les lascars superstars de Marine Gil

Posté le 13 mars, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Duo sur canapé, deux dans un même corps soudé, Sylvie Hoarau et Aurélie Saada, plus connues sous le nom de scène de Brigitte. Brigitte en écho à qui, la Bardot, la Fontaine ou la Lahaie. Autrement dit féminité coquillage et crustacée, délirium très épais ou révélations sous X. Il faut avouer que son double et son miroir, son autre et sa moitié, sont coquettes et élégantes sans être piches et potaches. Depuis la reprise pop langoureuse de « Ma Benz » de Suprême NTM, les Brigitte tracent leur route sur l’asphalte du succès, en empruntant des voix parallèles avec des voies hommages. Notamment sur leur dernier opus, « A bouche que veux-tu? » disco dance qui invite tant Donna Summer que Diana Ross, ou Gloria Gaynor. On les a vues au Bikini à Ramonville dernièrement rouler des hanches pour susciter le désir féminin pour … En savoir plus »