Cinéma


Michèle Morgan, les yeux pour nous faire la pleurer

Posté le 21 décembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

« Ouverts à quelque immense aurore, de l’autre côté des tombeaux. Les yeux qu’on ferme voient encore ». Sully Prudhomme dans « Poésies ». Michèle Morgan, 96 ans, héroïne icône du cinéma glamour image noir et blanc cirée Studio Harcourt, a livré son dernier clin d’oeil. Paupières de pierre dorénavant, son certain regard restera à jamais accroché au mur panthéonisé du cinéma français des années 30 à 50. Née Simone Roussel à Neuilly-sur-Seine le 29 février 1920, la petite gamine grandie à Dieppe, soufflant ses bougies anniversaire que tous les quatre ans, avait vite soufflé à sa mère qu’elle se rêvait comédienne: l’autre Garbo, la nouvelle Dietrich, la seconde Harlow. Une mage astrologue lui aurait prédit la célébrité dès l’âge de 3 ans. Regard précoce sur « T’as d’beaux yeux, tu sais ». Et sa réponse désarmante à un Gabin embrumé dans « Quai des Brumes »: « Embrassez-moi ».
Révélée … En savoir plus »



Plus Bébel ses vies

Posté le 2 novembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Dans « Confessions », Rousseau écrivait, « Je ne sais rien voir de ce que je vois; Je ne vois bien que ce que je me rappelle, et je n’ai de l’esprit que dans mes souvenirs ». Depuis 1960, les mondes couplés de l’édition et du cinéma réclament à corps et écrits que Jean-Paul Belmondo raconte Bébel ses vies. En 1960, à la sortie d »A bout de souffle », l’acteur préféré des Français manquait encore un peu de souffle pour boucler un bouquin. L’homme qui s’est toujours voulu Scapin, héros d’une comédie permanente, et qui avait confié très jeune à sa maman (dont le portrait ouvre le livre) qu’ « il voulait être clown » et qui lui avait répondu « Tu l’es déjà », a en permanence joué un tour de passe-passe pour ne jamais se livrer. Il a, enfin, décidé de se souvenir pour nous rappeler qu’il … En savoir plus »



Thomas Cook se mouille pour « L’Odyssée »

Posté le 26 septembre, par La Rédaction dans Culture, Sciences et Education. Pas de Commentaires

Si les voyages forment la jeunesse, comme le dit l’adage, les odyssées nous plongent au pays des songes, nous entraînent vers une aventure au prise avec toutes les merveilles de l’idéal aquatique. « En quittant son vaisseau, aux voiles fatiguées dans les mers, Ulysse revint riche d’espace et de temps ». Cette analyse du poète russe Ossip Mandelstam s’inscrit dans le courant insufflé par l’agence de voyage Thomas Cook, partenaire privilégie de Jet Tours, qui se mouille pour le film « L »Odyssée », un biopic sur le commandant Cousteau, réalisé par Jérôme Salle, sortie en salle le 12 octobre. « La voyage, c’est la part de rêve », souligne le photographe Xavier Roy. Et pour inviter en avant-première, et souligner son soutien au 7ème Art, Jet Tours et Thomas Cook font monter dans leur « Calypso » leurs mousses clients le mercredi 28 septembre au cinéma … En savoir plus »



50 ans que l’ABC nous fait son cinéma

Posté le 5 janvier, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Sur l’écran noir de nos nuits blanches, depuis 50 ans, l’ABC nous fait son cinéma à Toulouse. En paraphrasant feu Claude Nougaro, gymnaste des mots, le scénario est d’une logique implacable: le cinéma ABC a son fauteuil réservé dans la culture toulousaine. Un acteur majeur pour un script original. A l’origine, la faim de savoir sans fin des jeunes toulousains gourmands de culture hors des champs traditionnels, et en 1966, le Ciné-Club de la Jeunesse de Toulouse achète le cinéma du quartier Saint Sernin pour le métamorphoser en place majeure de la cinéphilie, de la quête d’un cinéma en conquête. 50 ans après, la pellicule ABC, cinéma associatif et indépendant, déroule toujours sa pellicule nulle par ailleurs. Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, est le premier à lui dresser des lauriers de César: « En cette année 2016, l’ABC célèbre un … En savoir plus »



Festival Cinéspana de Toulouse: 20 ans d’âge, c’est du typé et du charnel

Posté le 30 septembre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

En un leitmotiv de nostalgie, de regrets et sûrement d’une énigmatique tendresse, Jean-Luc Godard, dans son repli helvétique, abordait ainsi l’époque de la Nouvelle Vague: « On formait un groupe qui savait pourquoi il voulait faire du cinéma. » Cache ta joie cher Jean-Luc en comparant le cinéma d’hier et celui d’aujourd’hui. Ou ouvre tes yeux plutôt. Et viens à Toulouse à partir de vendredi et jusqu’au 11 octobre pour vivre sans aigreur le 20e Festival Cinéspana. Vingt ans, Jean-Luc, c’est le bel âge, L’âge délicieux d’une maturité typée et d’une insouciance joyeuse. 20 ans, une étape qui n’a rien d’anodine. Entre un générique satisfecit du chemin accompli et un clap moteur de poursuivre les défis de faire de Cinéspana, le plus grand festival du cinéma espagnol en Europe, hors Espagne. Ici à Toulouse et sa sensibilité artistique. Ici à Toulouse et … En savoir plus »



Hall 2, la griffe qui ne fait pas bobo mais est le B.a ba

Posté le 31 juillet, par La Rédaction dans Mode et Déco. Pas de Commentaires

« Je ne fais pas de la mode, je suis habilleuse. » Christel Layani taille patronne dans l’homogénéisation des tendances, et affirme ses options le pli impeccable pantalon ou jogging baiser caressant la tennis ou le mocassin british noir et blanc. Chez Hall 2, la clientèle ne suit pas dans le couloir le sillage du conformisme de l’époque en vogue, de la vague qui s’écrase sur le podium du courant d’ère. Dans la robe manches courtes rayures tennis crème et blanche, on imagine en 2015 Sophia Loren au Palais du Festival à Cannes lovée devant un Martini dry. Dans le tunique grise résille de laine vierge, « Je n’ai fait que trois robes de ce type, » on voit déambuler Françoise Dorléac, accompagnée de Catherine Deneuve, nippée poupée de sens en jupe-chemisier total bleu reine, revenant du tournage final des « Parapluies de Cherbourg ». « Pour … En savoir plus »



CocoriCannes…sans casser quatre pattes à un coq

Posté le 25 mai, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Filet garni. Enfin une France qui gagne, diront certains. Certes, il aura fallu 24 heures de travelling arrière toutefois pour analyser la main mise de la France du cinéma sur le 68e film du Festival de Cannes (NDLR: notre pays partait avec un avantage conséquent sur la concurrence internationale en présentant 5 films sur 19 en compétition officielle pour la Palme). Alors cocoriCannes avec la Palme d’Or à Jacques Audiard pour « Deephan », l’histoire d’un ex-guerillero indépendantiste tamoul ayant fui le Sri Lanka pour une banlieue crade, pour une relecture des « Lettres Persanes » de Montesquieu en majeure partie en tamoul, le prix d’interprétation féminine à Emmanuelle Bercot pour ses cris et hurlements dans « Mon Roi » de Maïwenn, et le prix d’interprétaion masculine pour Vincent Lindon, coeur en émoi, pour son rôle de galérien de Pôle Emploi dans « La loi du marché ». … En savoir plus »



Triumph: motos rebelles pour motards voyous

Posté le 8 mai, par La Rédaction dans Culture, Economie Entreprises, Mode et Déco. Pas de Commentaires

Anticipation commerciale poignée à fond. Dans les années 50, le cinéma était avant-gardiste de la pub. Alors oui aujourd’hui, dans le nouveau western économique, la conquête de l’Ouest se joue avec des forces nées dinguos du clavier, dans les open-spaces aseptisés. La vague social networks a anéanti la génération Scarface et Wall Street, laissant toutefois une bouée spéculative à des phénomènes viraux en déclinaison bien réelle, les hommes marques, avec comme symbole du fric c’est chic, le rapper Pharrell Wiliams en majesté. Mais si l’on remonte dans la chronologie de la mécanique économique, l’adage actuel « There’s no business like style business » vrombrissait déjà dans les années 50 sur le bitume brûlant d’une Amérique « Go Your own way ». Sans peut-être en mesurer alors les retours de kick sonnants et trébuchants. Enfin, pensait-on, sauf les malins sachant feindre le coup fumant.

MARLON BRANDO … En savoir plus »



« 50 nuances de Grey » et tant de raisons d’en sortir frustré

Posté le 11 février, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Mettre en échec à l’écran un best-seller n’est pas très difficile. Par contre, réussir un film top à partir d’un livre médiocre est d’une toute autre complexité. Dans cet exercice, le cinéaste britannique, Sam Taylor-Wood a réussi son flop avec le livre de E.L. James, qui n’a de subversif que l’illusion. « 50 nuances de Grey » est d’une indigeste platitude, aussi torride que du pain sec. Une bleuette sans glamour où le point G du sado-maso se résume à six coups de ceinture sur le dos nue de la belle Anastasia Steel, jouée par Dakota Johnson, étudiante bientôt diplômée en littérature anglaise, donnés par l’éphèbe en jean et pieds nus, Christian Grey (Jamie Dornan), homme d’affaires de 27 ans au succès précoce, addict au fouet et au bondage. L’apprentissage d’une ingénue par un mâle pervers est un basique de l’érotisme mais, … En savoir plus »



Marc Galabru, le frère de Michel, a quitté la scène de la vie

Posté le 6 octobre, par La Rédaction dans Culture. Pas de Commentaires

Michel et Marc, c’était sang pour sang Galabru. Oui, c’était, car Marc, le médecin devenu écrivain romancier et poète, n’est plus. Le frère du célébrissime comédien, homme de théâtre lui aussi, né le 30 janvier 1929 à Safi au Maroc, a quitté, hier, à 85 ans, brutalement la scène de la vie. Le Tarn, où il avait largué les amarres dans son dernier port d’attaches, liens poumons avec cette région Midi-Pyrénées qu’il choyait, l’intronisera à jamais dans son panthéon, tant il était généreux et cordial.

MARC: « AVEC MICHEL, C’EST RAIMU QUI SORT DE SA TOMBE »
Marc et Michel, c’était deux frères, et même au-delà. Un amour fusionnel comme il le racontait lors du portrait double de ces deux hommes d’exception dans le magazine « Mis en Scène », dont il était fier d’être le parrain. « Pudeur chez la vierge est bouclier, et sur tes … En savoir plus »