Dura Solex, sed Solex


Posté le 16 janvier, par La Rédaction in Economie Entreprises, Insolite. Pas de Commentaires

Entre l'antique Vélosolex créé en 1940 par un  à un inventeur perché, Marcel Mennesson, et le Solec électrique d'EasyBike fabriqué en Normandie, il y a le passage d'une tradition bien française...qui, on l'espère, va retrouver ses couleurs d'antan, quand ça sentait bon la solexine.

Entre l’antique Vélosolex créé en 1940 par un à un inventeur perché, Marcel Mennesson, et le Solex électrique d’EasyBike fabriqué en Normandie, il y a le passage d’une tradition bien française…qui, on l’espère, va retrouver ses couleurs d’antan, quand ça sentait bon la solexine.

Le retour du Solex a été dure, mais le Solex revient. Dura Solex sed Solex, tel pourrait-on traduire en usant du proverbe latin, Dura lex sed lex, (La loi est dure, mais c’est la loi, dans sa traduction authentique), pour signifier la renaissance en France du deux roues le plus populaire et le plus kiffant de l’histoire de l’industrie de la motocyclette en France. Pour un revival en version moderne et durable. Evidemment, on ne retrouvera pas l’engin noir de dingo dingue assez casse-gueule avec son moteur à galet perché sur la fourche avant, qui sentait bon la solexine. Ce carburant à base d’huile et d’essence qui enivrait le p’tit gars qui allait conter fleurette à sa pépette avant de la conduire en tenue de gala au bal populaire.

8 MILLIONS D’EXEMPLAIRES D ‘AUTHENTIQUES VENDUS ENTRE 1940 ET 1998
Le Solex revient après avoir emprunté la route des galères, et après avoir été vendu à huit millions d’exemplaires depuis sa naissance en 1940 grâce à un inventeur perché, Marcel Mennesson, puis mis en fabrication dès 1946, et fabriqué jusqu’en 1988 par Motobécane, racheteur de Solex en 1975. « Tôt ou tard, vous aurez un Solex » scandait la pub à l’époque de l’ORTF et du papier journal en noir et blanc.
Dorénavant, tôt ou tard, vous allez pouvoir vous offrir la machine premier rêve de votre grand-père ou arrière-grand père arborant un Marcel et des biceps de déménageurs.  Mais Solex en a traversé des moments de cauchemars. Après Motobécane, l’italien Magnetti-Marelli rachète la marque et une entreprise hongroise tente en vain de relancer la production. L’affaire ne roule pas bien, et ce bon vieux Solex est délocalisé en Chine. La relance est ridée, et en 2005, le designer italien chic et classe Pininfarina tente une OPA dans une version électrique et élégante, avec le e-Solex. La mécanique commence à carburer et, en 2013, Easybike récupère le bébé Solex et annonce le retour de la fabrication en France dans l’usine de Saint-Lô dans la Manche, où cette société, qui a acquis les vélos électriques Matra, promet aujourd’hui trois modèles Solex, allant de 1800 à 3000 euros. L’ Infinity, modèle urbain sympathique, évoquant le look de l’antique Vélosolex avec un phare rappellant le réservoir d’autrefois et une batterie Bosch assurant une autonomie de 60 à 160 kilomètres. Deux autres types sont appelés plus à fréquenter les chemins plus tabassés et même hors des sentiers battus que le bitume des cités, le Solex Trekking et le Dirt.
Dura Solex, sed Solex, et merci à EasyBike à qui l’on souhaite bonne route pour que le Solex revenu de ses cendres tel le Phénix ne se brûle pas sur le marché.

Laurent Conreur





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